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artsouk - 2008


"Nouba d'or et de lumière", Izza Genini ; Un documentaire qui ne laisse pas indifférent

Izza Génini n'aura pas à se tourner les pouces. Après Rome, la réalisatrice marocaine s'envolera vers Biarritz. Son documentaire «Nouba d'Or et de Lumière» sera projeté en sélection officielle au festival du documentaire, le FIPA de Biarritz prévu du 23 au 28 janvier 2008.

Mais avant, les cinéphiles auront l'aubaine de le découvrir dans la capitale italienne à l'occasion du festival «Panafricana» du 1er au 9 décembre. Quant au public casablancais, il pourra l'apprécier, bien avant.

«Nouba d'Or et de Lumière» de Izza Genini ne laisse pas indifférent. Pour preuve, la sollicitation des organisateurs des festivals afin de le dévoiler au grand public. En effet, dans les deux mois à venir, on pourra l'apprécier dans deux festivals : «Panafricana» à Rome du 1er au 09 décembre, et le FIPA de Biarritz du 23 au 28 janvier 2008 où il est sélectionné en compétition dans la section Musique et spectacle.

«Nouba d'or et de lumière» nous emporte dans un monde parallèle où règne en maître absolu la musique et ses transes. C'est de la «nouba», musique arabo-andalouse, qu'il s'agit. Ce sont des airs qui, aujourd'hui encore, émanent des demeures de Cordoue et de Séville.

Des airs de transe Ces mêmes airs vibrent tout aussi dans le nord marocain, spécialement à Tétouan, Tanger et Ksar El-Kébir. Etendant ses tentacules sur d'autres contrées, cette musique fait également des heureux à Fès où elle est très appréciée par tous. Mieux encore, la contagion de cet art si beau et si subjuguant s'est étendue à Paris voire New York et Amsterdam. L'engouement pour cette musique est, de ce fait, immense. Force, donc, est de remarquer que quand on l'adopte, c'est pour toujours.

Le mérite de la réalisatrice Izza Génini est de tenter de montrer dans son documentaire, cette fascination qu'exerce une telle musique sur les gens que ce soit sous notre ciel ou ailleurs. En cinq mouvements, elle donne la preuve que nul ne résiste à la magie de la «Nouba». D'où le nombre de férus qui décuplent à travers les âges et les générations.

Dans quelques jours, c'est à Rome que ce fameux documentaire sera projeté en présence de cinéastes et professionnels de renommée mondiale. Ce sera l'occasion de découvrir les mille et une facettes de l'Afrique, dont celle du Maroc, chargée d'histoire. Ce sera aussi l'occasion de découvrir à travers l'oeuvre de Izza Génini un Maroc riche en patrimoine musical où diversité et dialogue interculturel prévalent, notamment, via une musique visitée et revisitée par des musiciens bien de chez nous ainsi que d'autres qui ont introduit leur cachet et quelques bribes de leurs legs culturels. Le malaxage bien pensé a donné naissance à une musique qui est devenue à son tour une tradition et un patrimoine culturel dont on ne peut plus nous passer et qui passera de père en fils.

Somme toute, le documentaire «Nouba d'or et de lumière» est une manière de braquer les projecteurs sur la Nouba, non pour la protéger contre l'oubli, mais surtout pour la mettre en exergue. Mettre l'accent sur cette musique qui prend de plus en plus de l'ampleur de par le monde pour la hisser au rang qu'elle mérite, c'est tout ce que Izza Génini ambitionne.

Le public casablancais n¹aura pas à attendre ces deux éminents festivals pour le déguster. Deux projections sont prévues en présence de la réalisatrice. Et ce au Musée du judaïsme marocain, le jeudi 29 novembre à 19h.

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