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La musique marocaine à Rome

La musique marocaine à l’honneur à Rome

Rome, 03 juil. 2013 (MAP) - L’art musical marocain, sous ses différents styles traditionnels et modernes, a envouté mardi le public italien à l’occasion d’une journée dédiée au Royaume par la prestigieuse académie philarmonique de Rome.

Organisée en collaboration avec l’ambassade du Maroc en Italie, cette journée a pris son envol par la projection d'un film documentaire intitulé "Noûba d’or et de lumière" qui raconte l’histoire millénaire de la musique arabo-andalouse, fruit d’une fusion des cultures arabo-musulmane, berbère, chrétienne, espagnole, hébraïque et orientale.

Cette onzième oeuvre de la réalisatrice marocaine Izza Genini retrace en particulier le parcours symphonique de la Noûba dont les branches, lit-on dans le synopsis, sont "nourries, à l’image d’un arbre, d’une sève qui, depuis 14 siècles, monte des confins marocains et des courants venus d’Arabie" et qui "grandit dans les cours des califes andalous, se fortifie dans l’Espagne médiévale, se mêle au chant des trouvères et des sépharades puis, replantée au Maghreb, s’épanouit au Maroc sous le nom d’El-Ala".

Pendant 80 minutes, l’assistance constituée de diplomates, à leur tête l’ambassadeur du Maroc en Italie, Hassan Abouyoub, d’intellectuels, de cinéastes, de mélomanes et de journalistes, a été totalement conquise par cette histoire d’amour cultivée par tout un peuple autour de cette musique dans une sorte de communion collective.

La projection de cette oeuvre cinématographique, sous-titrée en italien, a été marquée également par la présence de sa réalisatrice, Izza Genini, qui compte notamment à son actif la collection documentaire "Maroc corps et âme" portant sur différents aspects liés à la culture et à la société marocaines.

Le jeune pianiste et virtuose marocain, Marouan Benabdellah, dont le talent dépasse désormais les frontières nationales, a entrainé ensuite le public dans un enivrant récital dans lequel il a alterné, dans un savant mélange, des morceaux allègres et mélancoliques des compositeurs hongrois Béla Bartok et marocain Nabil Benabdeljalil, une façon pour lui de rendre hommage tout à la fois à ses origines marocaine et hongroise.

Dans la soirée, les fabuleux jardins de l’académie philarmonique romaine, situés en plein coeur de la cité éternelle, ont été enflammés par un spectacle haut en couleurs présenté par le groupe du Maalem Mahmoud Guinia, une des figures emblématiques de l’art musical gnaoui.

Emporté par ces sonorités envoutantes venues des fins fonds d’Afrique noire, le public a vécu un moment de grand bonheur se donnant à cœur joie en parfaite communion avec l’artiste. Cette journée dédiée au Maroc entre dans le cadre du festival estival "Nations en fête" de l’Académie philarmonique romaine, qui vise à promouvoir le dialogue des cultures et à renforcer les échanges entre les différentes communautés vivant dans la capitale italienne.(MAP).

AM---BI.

AJ.

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